Le format WebP a été introduit par Google en 2010, dans un contexte où le web devenait de plus en plus visuel et où les pages commençaient déjà à souffrir de lourdeurs liées au poids des images. Google, qui cherchait à rendre le web plus rapide et plus performant, présente alors WebP comme une alternative moderne aux formats historiques JPEG et PNG, en s’appuyant sur la technologie de compression issue du codec vidéo VP8.
Entre 2011 et 2014, les premiers navigateurs adoptent progressivement le format : Chrome, logiquement en tête, puis Opera. À cette époque, le WebP reste encore relativement marginal, surtout parce qu’il manque de compatibilité sur les autres navigateurs. Il faudra attendre plusieurs années pour que le format gagne en maturité et en reconnaissance.
En 2018, deux acteurs majeurs du web, Firefox et Microsoft Edge, annoncent leur prise en charge du WebP. Ce tournant est important, car il marque la transition du format vers une adoption mainstream. Dès lors, les développeurs peuvent enfin envisager WebP comme une solution réellement viable pour un large public.
Le dernier verrou sautera entre 2020 et 2021, lorsque Safari décide à son tour de supporter officiellement le WebP. Cette annonce met fin à près de dix ans d’attente du côté des développeurs iOS et macOS, qui ne pouvaient jusque-là pas exploiter pleinement ce format. C'est ce moment-là qui marque véritablement la compatibilité universelle du WebP sur l’ensemble des navigateurs modernes.